Base monétaire : espèces, réserves bancaires et relation avec l’offre de monnaie

Qu’est-ce que la base monétaire, comment fonctionne-t-elle, quelles notions distinguer et quels risques, limites et applications aident à l’évaluer ?

Daniel Sardá · Publié: · 3 min de lecture

Pour l’essentiel, la base monétaire est l’ensemble des passifs monétaires de la banque centrale composé, dans la définition habituelle, des espèces en circulation et des réserves des banques. Les définitions statistiques varient selon les autorités. La base n’est identique ni à M1, ni à M2, ni au crédit bancaire, et son augmentation ne produit pas mécaniquement la même variation des prix.

Ce qui compose la base monétaire

L’ensemble des passifs monétaires de la banque centrale composé, dans la définition habituelle, des espèces en circulation et des réserves des banques.

Les définitions statistiques varient selon les autorités. La base n’est identique ni à M1, ni à M2, ni au crédit bancaire, et son augmentation ne produit pas mécaniquement la même variation des prix.

Espèces, réserves et bilan de la banque centrale

Quatre éléments rendent la notion opérationnelle :

  1. Élément 1. Satisfaire la demande d’espèces.
  2. Élément 2. Permettre le règlement entre banques.
  3. Élément 3. Constituer les réserves obligatoires ou volontaires.
  4. Élément 4. Transmettre les opérations de la banque centrale au système.

Un achat d’actifs étape par étape

Lorsqu’une banque centrale achète un actif à un établissement bancaire, elle peut créditer des réserves ; cela augmente la base, mais l’effet ultérieur dépend de la demande de crédit, de la réglementation et des décisions des banques et du public.

Pourquoi il n’existe pas de multiplicateur mécanique

Les principaux risques et erreurs fréquentes sont :

  • Interpréter toute réserve comme un prêt immédiat.
  • Confondre la base avec l’offre totale de monnaie.
  • Supposer une causalité automatique de l’inflation.
  • Ignorer les changements de définition statistique.

Lire le bilan avant d’en déduire les effets

La base monétaire additionne généralement les espèces en circulation et les réserves bancaires auprès de la banque centrale. Les deux sont des passifs de l’autorité monétaire, mais remplissent des fonctions différentes : les espèces circulent dans le public et les réserves servent, entre autres, à régler les paiements entre banques.

Il ne faut pas la confondre avec des agrégats comme M1 ou M2, qui comprennent les dépôts utilisés par les ménages et les entreprises. Les réserves bancaires ne sont pas non plus les réserves internationales. Une série peut augmenter parce que le public demande davantage de billets, parce que la banque centrale achète des actifs ou parce que la gestion de la liquidité change ; ces mouvements ne s’interprètent pas de la même manière.

De l’opération au système financier

Lorsque la banque centrale crédite des réserves en échange d’un actif, elle modifie son bilan et celui de la contrepartie. La suite dépend des taux, de la réglementation, de la demande de crédit, de la disposition des banques à prêter et des préférences du public. Il n’existe pas d’étape automatique par laquelle chaque unité de réserve se transforme immédiatement en un volume fixe de dépôts ou en un niveau déterminé de prix.

Pour comparer des périodes, il faut examiner la définition statistique, la monnaie de mesure et les changements comptables. Les agrégats monétaires, l’offre de monnaie et le fonctionnement des banques centrales complètent le tableau sans rendre équivalentes des notions distinctes.

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